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Ces
huit chanteurs d'Afrique du Sud travaillaient jadis dans les mines d'or de
la région de Ladysmith. Ils se sont réunis pour former un choeur
polyphonique s'inscrivant dans la grande tradition musicale zouloue révélée
par Johnny Clegg.
Les
Colenso développent un répertoire axé sur les formes traditionnelles
aussi bien que ses variations citadines. Le chant zoulou a en effet évolué
avec l'apport syncrétique de différents groupes ethniques, auquel
se sont greffés des influences nord-américaines et celles de l'église
protestante.
Ecouter
et voir les Colenso Abafana Benkokhelo est, en ce sens, plus qu'un intense plaisir
d'oreille, c'est s'immerger dans une culture spoliée, celle du peuple
noir sud-africain, et particulièrement dans sa branche zouloue, qui avec
d'autres, qu'elles soient Xhosa, Sotho, Tswana, Venda ou Ndebele, fondent le
substrat de l'Afrique du Sud moderne symbolisée désormais par
Nelson Mandela.
Les
Colenso chantent l'espoir pour la paix dans un pays ravagé par la violence
du système apartheid, le respect d'autrui, l'altruisme.
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Colenso
Abafana
Benkokhelo
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©
D.R.
Ils
abordent les thèmes quotidiens et universels, souvent avec humour, toujours
avec talent et cela à travers Mb Ube, Scathamiya, ou Indlamu, palette
de styles vocaux zoulous.
Leurs
polyphonies sacrées et profanes, qui se déroulent selon la technique
appel-réponse, sont associées aux mouvements du corps, et la danse
(ukusina) traduit naturellement l'expression d'émotions collectives.
Habillés de costumes spécifiques du monde rural et célébrant
par leur art la paix et le respect des forces invisibles, les Colenso imposent
une danse vibrante d'énergie.